L’ÉVALUATION DES MÉMOIRES DE MASTER À L’UNIVERSITÉ – CHRONIQUE LIBRE EN 10 ÉDITIONS

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Post-scriptum n°3 L’INSTITUTION INTERPELLÉE
Alexandre T. DJIMELI
Université de Dschang (Cameroun)
Dschang,UDs/SIC-19/3/25.J’aurais pu signer, le 19 mars 2025, la dixième édition de cette chronique sur l’évaluation des mémoires de recherche en Master débutée le 10 mars et me retirer sur la pointe des pieds. Cela fait maintenant trois jours que je publie d’autres textes que je n’avais en réalité pas prévus. Je n’ai pas voulu monologuer ; plutôt m’est-il venu à l’esprit la volonté d’insuffler une discussion. L’enjeu principal de celle-ci est de vivifier notre démarche-qualité pour une amélioration de l’exercice objet de cette chronique.
Cette considération peut devenir le prétexte de développements plus longs que la chronique elle-même. J’ai cependant choisi de m’arrêter pour laisser le débat se poursuivre dans des instances où l’on prend des décisions revêtues de sceaux institutionnels. Mais comment le faire sans formuler quelques leçons relatives à la performance recherchée ? Un engagement sur cette voie expose à de nombreux risques dont le plus évident semble être l’oubli de certaines leçons. Souvenons-nous, en effet, que ce qui est important pour les uns peut ne pas l’être pour les autres. Malgré tout, je crois utile de m’arrêter sur une sorte de « Take Home Message ».
Après douze jours d’observation, il m’apparaît que toute l’institution académique est interpellée sur la question de l’évaluation des mémoires. Je saisis l’institution ici non seulement comme « structures » mais aussi comme « normes » et comme « participants » à l’animation de la vie académique. À travers les échanges, je remarque d’abord que les universités et leurs écoles doctorales, les établissements et leurs unités de formation et de recherche, les départements et leurs unités de recherche, etc., n’ont pas fermement codifié leurs traditions et encore moins veillé à leur stricte application en matière d’évaluation des mémoires. Je constate ensuite que la réglementation – Décrets, Arrêtés, Décisions et autres documents administratifs de régulation opposables à la communauté universitaire – ne s’est pas véritablement penchée, dans le détail, sur cet exercice peut-être parce que l’on pense qu’il est mineur ou qu’il va de soi. J’observe enfin que les encadreurs, les étudiants et les évaluateurs n’ont pas toujours accordé « leurs violons » pour produire la belle « symphonie » que chacun attendrait.
Au moment de clore ma chronique, je lance un appel à l’institution afin qu’elle se saisisse en particulier de cette question pour affermir la normalisation de l’évaluation des mémoires de master de recherche. Que se passerait-il si, dès aujourd’hui, chaque unité de recherche se réunissait pour faire sa proposition et que, de fil en aiguille, les propositions débouchent sur des protocoles d’évaluation stabilisés, actualisés à chaque session de conseil scientifique des universités, permanemment affichés sur les plateformes d’information ou de communication dédiées à l’académie ? Si l’interpellation de l’institution est une préoccupation peu discutable, la question ci-dessus n’est guère qu’une suggestion. Bientôt juin et juillet, la saison des soutenances…
À chaque acteur et à toutes les parties prenantes de l’évaluation des mémoires de recherche, je souhaite un excellent boulot. Que votre raison, éclairée par notre « dynamique collective », vous guide !
FIN DE CHRONIQUE